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Bilan 2009

jeudi 24 juin 2010

Rungis accroît son empreinte internationale


À l’exception des fruits, les arrivages d’origine France ont globalement reculé l’an dernier sur le marché international de Rungis. Le recours accru à l’importation n’a pas toujours compensé cette chute, sur le pavillon viande en particulier.

Dans une conjoncture économique difficile, le marché de Rungis a vu son chiffre d’affaires reculer de 2 % entre 2008 et 2009, à 7,767 millions d’euros. Les ventes ont diminué de 2,4 % sur le secteur des fruits et légumes, de 5,5 % sur les produits carnés, de 1,4 % sur les produits de la mer et de 2 % pour les produits laitiers et traiteur. Avec plus de 6,5 millions d’entrées au compteur, la fréquentation globale du marché s’est en revanche stabilisée à - 0,5 %, près de 4 000 nouveaux acheteurs ayant même été enregistrés durant la période. « Notre part de marché a été raffermie par l’amplification du rôle de plateforme internationale d’échanges que représente aujourd’hui Rungis, ainsi que par le développement des flux avec les autres régions de France », souligne par ailleurs Marc Spielrein, président de la Semmaris (société d’économie mixte gérant le Min de Rungis) dans le rapport annuel du Min.
Critiquée par certains responsables agricoles, dont Angélique Delahaye, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes, l’importation s’est accrue pour certains produits. Alors que les arrivages des légumes d’origine française ont reculé de 9 %, les légumes d’importation sont restés stables (à + 0,1 %), malgré des hausses très notables en carottes (+ 53,9 %), en champignons (+ 21,4 %) et en tomates (hors Espagne, Maroc ou France), en hausse de près de 30 %. À l’inverse, les fruits d’origine France ont connu une croissance de 8,6 % sur l’année, avec de très fortes hausses en abricots (+72,5 %) ou en nectarines (+31,1 %). En revanche, les fruits d’importation ont chuté de 6,1 %, « notamment en raison d’une forte baisse des arrivages de bananes (- 16,6 %) ou de raisins (- 24,9 %) », note le rapport annuel.

Viande : l’origine France en forte baisse
Pour le secteur des produits carnés, le Min a connu une année difficile avec un baisse de 3,6 % des arrivages (à 301 653 tonnes) et de 5,5 % du chiffre d’affaires (à 1,6 million d’euros). Représentant environ les deux tiers des arrivages, l’origine France a reculé de 6,2 %, parallèlement à la diminution des élevages en France. « Malgré des prix souvent assez compétitifs, la progression des viandes et volailles d’importation (+1,5 %) n’a pas suffi à compenser cette perte supérieure à 10 000 tonnes », précise la Semmaris. Pour le secteur des produits de la mer, les arrivages ont connu pour la première fois depuis longtemps une franche hausse de 19,3 % à près de 170 000 tonnes. L’essentiel de cet essor est néanmoins à imputer aux entreprises des zones dites annexes au Min (+ 34,6 % à 106 000 tonnes), le pavillon marée à proprement parler n’affichant qu’une légère progression de 0,3 % à 63 000 tonnes. Sous le pavillon, les arrivages se sont caractérisés par la poursuite de l’essor des produits d’importation (+ 4,8 % à près de 36 000 tonnes), l’origine France connaissant une nouvelle chute (- 5 % à 27 000 tonnes). Malgré la conjoncture laitière tendue, le secteur des produits laitiers et avicoles (œufs, ovoproduits) a vu son activité progresser de 2,1 %, tandis que les produits traiteur ont marqué une pause (à - 0,3 %).
N. M.
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