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Parcours

jeudi 22 avril 2010

Sylvain du Peyroux


Avec la grave crise que traverse leur secteur, la tentation est grande, chez les producteurs céréaliers, de se lancer dans l’aventure de la vente « en circuit court » pour gagner un ou deux euros par tonne. Ce phénomène contribue à expliquer le succès d’une société nationale de « vente directe » de matières premières comme Agricote, dirigée par Sylvain du Peyroux, directeur général, et Pierre de Perthuis, président. L’originalité d’Agricote, créée il y a moins de trois ans, c’est d’assurer un lien direct entre acheteur et vendeur, sans autre intermédiaire. « Nous sommes en mesure de prendre en charge l’ensemble du service : la recherche du meilleur acheteur et du meilleur vendeur, au meilleur prix, dans une catégorie et dans une région données, la signature et le suivi du contrat et la gestion du fret », précise Sylvain du Peyroux. Ce jeune courtier en grains de 33 ans passé par la maison Raoul Polly puis, de 2005 à 2008, par Centralys (groupe Provimi), croit beaucoup à l’avenir de ce modèle. « Les courtiers traditionnels rechignent à s’occuper des « petits » clients, remarque Sylvain du Peyroux. Les moulins régionaux, par exemple, sont heureux de trouver des gens comme nous ». Agricote propose depuis le mois de février des services de courtage financier à des clients plus experts des marchés. La société, qui dispose déjà d’une clientèle de 2 100 producteurs et de 290 acheteurs en Europe, connaît une montée en puissance rapide : 125 000 tonnes traitées en 2008-2009, 200 000 t en 2009-2010. La structure, souple, compte une vingtaine de salariés, dont une douzaine de courtiers.

B. C. 
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