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Céréales

jeudi 10 juin 2010

Les marchés sous influences diverses changea--changeante


Tantôt le weather market, tantôt les Bourses et la baisse de l’euro, le marché céréalier oscille toujours d’une influence à l’autre. Les pluies ont cependant rassuré sur les rendements du blé. Même si l’on est encore loin de la récolte.

Période du 3 au 9 juin. Les marchés céréaliers doivent s’arbitrer en fonction de facteurs multiples et impossibles à maîtriser. Si les fondamentaux restent lourds avec des stocks abondants et des perspectives de récolte favorables, la soumission au tumulte des marchés financiers et monétaires ne se réduit pas, loin s’en faut.
La faiblesse de l’euro, passé sous la barre symbolique des 1,2 dollar ces derniers jours, est globalement positive pour les opérateurs français. Elle renforce le potentiel exportable de nos céréales, plus précisément de notre blé. Face à ce soutien du marché, le weather market français constitue un frein à la fermeté des prix, même si les pluies ont levé, momentanément (on n’en est pas encore aux moissons) le risque de baisse significative des rendements.

Les bilans FranceAgriMer stabilisés
L’intervention est terminée pour l’orge, sans avoir influencé notablement les prix de marché qui lui sont toujours restés inférieurs. Les offres françaises se sont considérablement ralenties en mai pour atteindre 1,1 million de tonnes (Mt), la prochaine campagne s’engageant avec des stocks exceptionnellement élevés qui ne laissent pas présager des prix élevés. Le marché du maïs s’est maintenu fermement.
Après les très fortes modifications apportées à ses bilans prévisionnels, notamment celui du blé, le mois dernier, le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer réuni mercredi a stabilisé ses estimations. La prévision de stock de report de blé tendre est pratiquement reconduite à 2,71 Mt. Le bilan maïs a été le plus modifié en raison d’une augmentation des estimations de sorties vers l’Union européenne de 200 000 t, à 6,83 Mt. Le stock de report est ainsi ramené de 2,56 Mt à 2,38 Mt.
Le report d’orge est maintenu à 3,5 Mt dont 1,1 Mt à l’intervention.

Utilisations de céréales pour l’alimentation animale
Les incorporations de céréales dans les aliments composés continuent de régresser, suivant en cela le rythme des fabrications elles-mêmes. Sur les 10 premiers mois de la campagne (juillet 2009 à avril 2010), les incorporations ont atteint pour l’ensemble des céréales, 4,7 Mt, soit 6,8 % de moins que pour la même période de la précédente campagne. Sur l’année civile 2009 la baisse des fabrications a été du même ordre. Il n’y a donc pas désaffection notable des Fab pour les céréales. Mais des transferts notables se sont opérés entre les diverses catégories de céréales, notamment entre les principales. Le blé a progressé de 4 % par rapport aux 10 premiers mois de 2008-2009, avec 4,43 Mt, favorisé par son prix et son pouvoir protéique, au détriment du maïs, pénalisé par un trop gros écart de prix, et qui a accusé un recul de 24 %, avec 2,24 Mt. L’orge, bien que très bon marché, s’est simplement stabilisée avec 1,35 Mt.
Pierre GAUTRON

Maïs : prix bien tenus

Maïs : prix bien tenus

Mardi 8 juin. Le marché à terme américain a commencé la semaine par un recul de 4,25 cents dans un contexte commercial satisfaisant sur le plan des échanges, avec des exportations conformes aux attentes des opérateurs, mais là encore, sous la pression des bonnes perspectives de récoltes. On attend la publication cette semaine du rapport de l’USDA. Le marché physique reste soutenu à 143 € Fob Rhin en vieille comme en nouvelle récolte et 135 € rendu, façade Atlantique. Le marché de l’orge fourragère fait preuve d’une petite fermeté, toute relative, à 95 € rendu Rouen en vieille récolte.



Blé : fluctuations modérées

Blé : fluctuations modérées

Mardi 8 juin. Les conditions météo demeurent favorables aux cultures aux États-Unis, ce qui maintient la pression sur les prix. Chicago a clôturé lundi à 4,49 $ le boisseau, soit une baisse de 3 cents. Euronext a repris à son compte cette tendance (la hausse de l’échéance août n’étant pas significative) avec des baisses moyennes de 0,25 € sur les prochaines échéances, prenant aussi en considération les bonnes conditions météo. La forte baisse de l’euro par rapport au dollar consolide en revanche les positions exportatrices du blé français et réduit l’impact du retour à la confiance sur l’état des cultures. Le marché physique se maintient dès lors dans une fourchette de 124-125 € rendu Rouen en vieille récolte et de 132-133 € en nouvelle.



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