
Vins |
jeudi 20 mai 2010 |
Les cours du café se sont corsés après plusieurs semaines de stagnation, sur fond d'incertitudes persistantes sur les récoltes. À Londres, le robusta pour livraison en juillet s'est hissé jusqu'à 1 410 dollars la tonne, son niveau le plus élevé depuis janvier 2010. Dans les nouvelles sur l'offre et la demande, l'Organisation internationale du café (Ico) a affiné la semaine dernière son estimation de la production mondiale de café, qui devrait ainsi se chiffrer à 122 millions de sacs en 2009-2010.
La semaine de l’Ascension n’a rien eu de surprenant pour la filière bovine française. Les sorties étaient un peu plus mesurées, le férié n’incitant pas les éleveurs à amener leurs lots sur les marchés. En parallèle, la consommation tournait au ralenti. Si certains opérateurs estiment que la météo n’a jusqu’à présent pas aidé le commerce, d’autres estiment que ce n’est qu’un prétexte, craignant que la morosité soit le leitmotiv de ces prochaines semaines. Difficile, dans ce contexte, d’envisager une nette reprise du commerce pour l’ensemble de la filière. Au contraire, les prévisions sont à des échanges réguliers, sans plus. Côté prix, peu d’évolutions sont finalement attendues.
Le marché du sucre a mollement rebondi la semaine dernière, même si les experts tablent désormais sur un retour à une situation d'excédent l'an prochain. Le 7 mai, les cours du sucre avaient plongé à des niveaux plus vus depuis un an, à 421 livres la tonne à Londres et 13,37 cents la livre à New York, une dégringolade après des records depuis 32 ans touchés en début d'année. L'Organisation internationale du sucre (Iso) a dit jeudi dernier s'attendre à un surplus en 2010-2011, après deux années de déficits records. Cet excédent pourrait être de l'ordre de 2,5 millions de tonnes. La production devrait progresser au Brésil, en Inde, au Mexique et dans les pays de l'ex-Union soviétique, précise l'Iso, qui s'attend en revanche à une baisse du sucre de betterave dans l'Union européenne.
Malgré l’Ascension, le marché du porc charcutier est resté fluide la semaine dernière. Si l’activité des abattoirs était moins soutenue, les offres étaient elles aussi plus mesurées, d’où un quasi-maintien de notre prix de base. Chez nos voisins, l’heure était à la fermeté, en particulier en Espagne (+2,4 centimes) et en Allemagne (+ 2 centimes). Il faut dire que les paramètres de marché semblent favorables à l’amont européen. Ainsi, malgré la fin de mois des fériés et une météo hivernale, la consommation des ménages se tient et l’export semble vouloir repartir, sous l’effet de la récente baisse de l’euro face au dollar. Un contexte qui redonne espoir aux éleveurs quant à un prochain redressement de leur prix de vente. Surtout si le soleil venait à se montrer...