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Filière abattoir : synthèse des études
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Vins

jeudi 20 mai 2010

Le verre est à nouveau à moitié plein


Selon Wine Trade Monitor, une large majorité d’opérateurs commerciaux du secteur vinicole prévoient une progression de leur activité. Après une année 2009 noire, plusieurs indices pointent que la reprise est déjà là dans les principaux pays importateurs.

Plus de 1 500 opérateurs étrangers, agents, grossistes, importateurs, distributeurs (grande distribution et circuits spécialisés) ont répondu à l’enquête lancée par l’agence Sopexa dans le cadre de la deuxième édition de son Wine Trade Monitor 1. Ces opérateurs œuvrent dans 14 pays représentant, en 2009, 85 % des exportations de vins tranquilles français, c'est-à-dire moins le champagne et autres effervescents. On retrouve parmi ces clients du vin français, des traditionnels comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique, les États-Unis… et des clients émergents comme la Chine, la Russie et des pays « indicateurs de tendance » pour la zone Asie : Hong Kong, Taïwan et la Corée.
L’objectif du Wine Trade Monitor est « d’aller au-devant des opérateurs locaux, véritables intermédiaires avec les consommateurs, pour recueillir chaque année leur perception du marché sur le terrain ». Après la mauvaise année 2009 pour le commerce international du vin en général et pour les exportations françaises en particulier, l’enquête de Sopexa est encourageante. Elle révèle que pour l’année en cours, 58 % des professionnels interrogés prévoient une progression de leur activité ; ils sont 72 % pour 2011. Précisons qu’il ne s’agit pas exclusivement de vins français, mais ceux-ci se positionnent plutôt bien dans le cadre des principales évolutions du moment ; la demande en vins de premier prix diminue en effet, alors que celle des vins premium haut de gamme augmente. Ce qui est un signe de sortie de crise. Et les vins français sont particulièrement bien situés dans ce créneau.
Autre enseignement : le pays d’origine constitue le premier critère de segmentation du rayon vins à l’international. Or la France bénéficie de la meilleure image globale auprès des opérateurs concernés. Pour 95 % d’entre eux, le vin français constitue un pilier de leur portefeuille, avec pour principale caractéristique leur dimension festive et l’éventail de leur offre, notamment en vin rosé et bio. Cependant, pour l’image globale, les vins français sont talonnés par l’Italie et l’Espagne et certaines origines « Nouveau Monde », telles l’Australie ou le Chili, plus fondés sur la quotidienneté de la consommation (ce qui ne signifie pas qu’ils ne comprennent pas des produits haut de gamme).

Développement de la vente en ligne
Dans les intentions des opérateurs consultés, deux grands modèles coexistent et progressent : les AOP-IGP et les vins de cépages, alors que les vins de marques stagnent et que la demande en vins de marques de distributeurs s’effrite. Parmi les principales opportunités que perçoivent ces professionnels, trois dominent : la montée en gamme des consommateurs, la croissance de leur nombre et l’exploration de nouvelles références. En matière de distribution, l’enquête fait ressortir la perspective du développement notable de la vente en ligne.

Besoin d’information sur la nouvelle règlementation européenne
À la question posée aux opérateurs étrangers sur l’impact de la nouvelle réglementation européenne dans la définition des différentes catégories de vins, 6 % d’entre eux seulement estiment en être parfaitement au courant ; mais la moitié des professionnels ayant connaissance de cette nouvelle réglementation avouent mal la connaître et expriment un souhait de meilleure information. D’ailleurs, la communication semble constituer une lacune pour les vins français tout comme la promotion, au sujet de laquelle Sopexa conclut que la France devra faire des efforts pour tirer profit du regain de dynamisme manifesté par les marchés.

1 L’étude complète sera disponible à la vente sur le site sopexa.com, courant juin.
P. G.
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Café : ça se corse

Café : ça se corse

Les cours du café se sont corsés après plusieurs semaines de stagnation, sur fond d'incertitudes persistantes sur les récoltes. À Londres, le robusta pour livraison en juillet s'est hissé jusqu'à 1 410 dollars la tonne, son niveau le plus élevé depuis janvier 2010. Dans les nouvelles sur l'offre et la demande, l'Organisation internationale du café (Ico) a affiné la semaine dernière son estimation de la production mondiale de café, qui devrait ainsi se chiffrer à 122 millions de sacs en 2009-2010.



Bovins : le calme À l’horizon

Bovins : le calme À l’horizon

La semaine de l’Ascension n’a rien eu de surprenant pour la filière bovine française. Les sorties étaient un peu plus mesurées, le férié n’incitant pas les éleveurs à amener leurs lots sur les marchés. En parallèle, la consommation tournait au ralenti. Si certains opérateurs estiment que la météo n’a jusqu’à présent pas aidé le commerce, d’autres estiment que ce n’est qu’un prétexte, craignant que la morosité soit le leitmotiv de ces prochaines semaines. Difficile, dans ce contexte, d’envisager une nette reprise du commerce pour l’ensemble de la filière. Au contraire, les prévisions sont à des échanges réguliers, sans plus. Côté prix, peu d’évolutions sont finalement attendues.



Sucre : léger rebond après la grande dégringolade

Sucre : léger rebond après la grande dégringolade

Le marché du sucre a mollement rebondi la semaine dernière, même si les experts tablent désormais sur un retour à une situation d'excédent l'an prochain. Le 7 mai, les cours du sucre avaient plongé à des niveaux plus vus depuis un an, à 421 livres la tonne à Londres et 13,37 cents la livre à New York, une dégringolade après des records depuis 32 ans touchés en début d'année. L'Organisation internationale du sucre (Iso) a dit jeudi dernier s'attendre à un surplus en 2010-2011, après deux années de déficits records. Cet excédent pourrait être de l'ordre de 2,5 millions de tonnes. La production devrait progresser au Brésil, en Inde, au Mexique et dans les pays de l'ex-Union soviétique, précise l'Iso, qui s'attend en revanche à une baisse du sucre de betterave dans l'Union européenne.



Porc : l’amont reste serein

Porc : l’amont reste serein

Malgré l’Ascension, le marché du porc charcutier est resté fluide la semaine dernière. Si l’activité des abattoirs était moins soutenue, les offres étaient elles aussi plus mesurées, d’où un quasi-maintien de notre prix de base. Chez nos voisins, l’heure était à la fermeté, en particulier en Espagne (+2,4 centimes) et en Allemagne (+ 2 centimes). Il faut dire que les paramètres de marché semblent favorables à l’amont européen. Ainsi, malgré la fin de mois des fériés et une météo hivernale, la consommation des ménages se tient et l’export semble vouloir repartir, sous l’effet de la récente baisse de l’euro face au dollar. Un contexte qui redonne espoir aux éleveurs quant à un prochain redressement de leur prix de vente. Surtout si le soleil venait à se montrer...



Exportations : un mois de mars et ça repart

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont confirmé en mars, la reprise que nous signalions déjà en février. Elles ont représenté un chiffre d’affaires de 508 millions d’euros pour les vins et champagne contre 439 M€ en mars 2009, et de 233 M€ pour les spiritueux contre 166 M€ l’an dernier. Sur l’ensemble du 1er trimestre, la valeur des exportations de vins et champagne s’élève à 1,216 milliard d’euros contre 116 pour la période correspondante de 2009, laissant un bilan positif de 1,1 milliard contre 974 millions l’an dernier, même période. Le bilan spiritueux s’élève à 417 millions d’euros contre 298 au 1er trimestre 2009.


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