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Viande

jeudi 17 juin 2010

Le marché de Parthenay repart


La SAS gérant le marché, créée par les éleveurs du Gâtinais en 2008, multiplie les projets pour donner un nouveau souffle au marché de Parthenay. Celui-ci s’est également engagé sur la voie des ventes au cadran.

Le marché de la Gâtine (Deux-Sèvres) vit sur son passé glorieux. En 2000, il attirait encore 136 500 animaux (dont 111 000 ovins et 25 500 bovins). Depuis, le déclin a été régulier. S’il est encore classé à la première place des marché ovins français en 2008, on n’y commercialise plus que 95 000 animaux. Les raisons de cette descente aux enfers sont liées aux différentes crises sanitaires qui ont réorganisé les circuits du commerce régional et à l’érosion sensible du nombre d’éleveurs.
En 2008, les éleveurs du Gâtinais, inquiets à l’idée que cette référence commerciale et tarifaire ne disparaisse, se mobilisent pour créer une SAS (société par actions simplifiée) destinée à la reprise de l’activité de gérance du marché de Parthenay.

Reprise économique du site
Forte d’une capitalisation de plus de 37 000 euros et d’une mobilisation conséquentte de tous les acteurs régionaux (politique, institutionnel ou financier), la société entreprend d’importants travaux sous le foirail. La réfection des sols, la création de parcs ou la construction d’un ring de vente sont les principales traductions visibles de ce renouveau. La remise à niveau lui permet même d’obtenir un agrément sanitaire définitif. Le deuxième point – moins visible – a été la reprise économique du site, avec notamment la création d’un poste de directeur et l’embauche de Stéphane Juin, lequel a pour mission de redonner vie au site.
Le bilan de l’année 2009 est satisfaisant, même si les volumes ovins se sont rétractés de 5 %, en raison de la FCO. Depuis, une certaine recapitalisation est constatée dans les élevages régionaux. Du côté des bovins, les volumes restent certes peu abondants, mais, avec l’ajout de l’activité broutards, ils ont progressé de 40 %. La gestion de l’ensemble du site permet également de dégager d’autres revenus (location des parkings…). Ces rentrées extérieures au commerce permettent de maintenir des prix stables pour les utilisateurs.

Un passage prochain au cadran
L’avenir passe par la diversification des activités et surtout par une sécurisation des paiements et un règlement comptant des transactions. Sans oublier de conforter le point fort de Parthenay : le mouton. Dominique Morin a été embauché pour informer de la nouvelle organisation du marché. Il a pour mission de démarcher les élevages régionaux et d’annoncer l’offre disponible la veille des transactions aux acheteurs. Les conditions de paiement seront les mêmes que sur un marché au cadran (sécurisées et au comptant) et un service de ramassage pourrait être proposé sous certaines conditions.
Les responsables de la SAS envisagent de commercialiser une partie des animaux sur le marché au cadran à partir de la fin de l’année. Le jour du marché (mercredi) restera le même afin de ne pas bouleverser les habitudes.
Laurent CHUPIN

Veau : remontée des cours

Veau : remontée des cours
La chute des cours des veaux de boucherie semble se calmer. D’une part, la concurrence néerlandaise, et allemande, est moins présente dans l’Hexagone. D’autre part, les disponibilités françaises se tassent aussi. Certes, la demande se restreint avec l’été et la fermeture des collectivités, mais elle est adaptée à une offre réduite.
Du côté des petits veaux, même évolution. Après une forte baisse des cours, les marchés reprennent une activité plus dynamique. La demande se renforce d’autant plus que les veaux qui entrent en engraissement aujourd’hui sortiront après la Toussaint, donc à une période propice à la consommation.


Gros bovins : toujours dur

Gros bovins : toujours dur

Le marché des jeunes bovins demeure lourd. Mais les disponibilités devraient diminuer. En effet, au 1er avril, l’Hexagone comptait 66 000 mâles de 12 à 24 mois de moins que l’an passé. La hausse du nombre de mâles laitiers (+ 26 000) n’a pas compensé le recul du nombre de mâles allaitants. Mais elle a cependant engendré une offre très abondante qui s’est traduite par un effondrement des cours. Dorénavant, les prix des jeunes bovins laitiers sont inférieurs à ceux des réformes laitières. Par conséquent, les industriels exercent une pression très forte sur les cours de ces réformes, afin d’inciter les éleveurs à diminuer les sorties et garder les bêtes dans les prairies, d’autant plus que la pluie a relancé la pousse de l’herbe.



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