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Produits laitiers frais

jeudi 01 avril 2010

Le début 2010 confirme la reprise


Après une année 2008 marquée par une baisse du marché des produits laitiers frais, l’année 2009 a fini avec des volumes en légère augmentation (+ 0,2 %), grâce à un bon dernier trimestre. Les premiers chiffres de l’année 2010 confirment cette embellie.

Alors que le marché des produits laitiers frais a connu de fortes croissances entre 1995 et 2003 (+ 21 % en volume), il a marqué le pas depuis (+ 0,7 % en volume), notamment en 2008. Mais le dernier trimestre 2009 a permis de conclure l’année dernière sur une légère augmentation des volumes de 0,2 %, masquant néanmoins des disparités selon les différentes catégories du marché (yaourt, lait fermenté, fromage frais, desserts lactés, crèmes), d’après les chiffres du Cniel et d’Iri. Malgré des résultats en amélioration mois après mois, les ventes de yaourts en volume sur 2009 auront reculé de 2 %, en raison notamment d’un fort repli des marques de distributeurs (MDD) « premiers prix » (- 10,2 % en volume, - 11 % en valeur). Les yaourts allégés ont en particulier perdu 6,2 % de leurs volumes en hypermarchés, supermarchés et en hard-discount en 2009. Les MDD, qui progressaient de 2,3 % en 2008, ont reculé de 1,3 % en 2009, tandis que les volumes en ultrafrais de marques nationales croissaient de près de 3 %, compensant ainsi en partie le recul de 2008 (- 8 %). Le marché des desserts frais est resté quasiment stable (-0,7 %). Si les efforts promotionnels consentis par les industriels et les distributeurs ont permis de maintenir les volumes, les ventes de produits laitiers frais ont été affectées par cette stratégie, enregistrant un recul de 1,6 % à 5,052 milliards d'euros, dont 41,8 % pour les yaourts et les laits fermentés.
La stabilité de ventes en volume d’ultrafrais en 2009 peut s’expliquer par un fort dynamisme des hypermarchés (+ 3,3 % pour 47 % de parts de marché), une stabilité des supermarchés (- 0,2 % pour 31 % de parts de marché) et d’un recul prononcé des ventes en hard-discount (- 5,1 % pour 22 % de part de marché).

Une balance commerciale stable
Si le segment biologique reste une niche, il continue à fortement progresser. En 2009, il a enregistré une progression de 21,2 %, à 20 000 tonnes de produits laitiers frais biologiques. Par rapport à d’autres marchés de la filière laitière, le commerce extérieur des produits laitiers frais a tiré son épingle du jeu avec une balance commerciale restée quasiment stable par rapport à 2009, en tout cas en volume. Les exportations ont légèrement progressé de 0,2 % à 652 000 tonnes, pour des importations régressant de 231 000 à 229 000 tonnes. Les fromages frais, en particulier, ont vu leurs exportations progresser de 3,5 % en volume à 204 000 tonnes, tandis que les importations ont légèrement augmenté à 50 000 tonnes, contre 49 000 en 2008. En valeur, la balance commerciale des fromages frais recule, avec des exportations en hausse de 0,3 % et des importations en augmentation de 0,46 %. La tendance reste positive pour les yaourts et laits fermentés, dont les importations en volume comme en valeur régressent respectivement à 109 000 tonnes (130 000 en 2008) et à 114 millions d'euros (143 en 2008).
A-S. L.

Porc : peu d’enthousiasme

Porc : peu d’enthousiasme

La période est rarement bénéfique à la filière. La fin du mois se traduit par une baisse de la consommation et un maintien sans conviction des tarifs de la viande. À cela s’ajoute un climat indécis à l’export, bien que la parité euro-dollar soit un peu plus favorable. Ce manque d’entrain incite les abattoirs à la prudence et une hésitation des évolutions tarifaires européennes (stabilité en Allemagne, légère baisse en France, repli en Espagne). Une tendance qui devrait se prolonger à court terme. Seul l’après-Pâques laisse espérer une reprise du commerce de la viande et un maintien, voire une petite hausse, des prix des charcutiers, une fois les retards d’enlèvement liés aux jours fériés résorbés.



Œufs : net retour au calme

Œufs : net retour au calme

Comme tous les ans, la fin mars est synonyme d’accalmie. Notre consommation est plus mesurée pour des offres assez stables. Les cours se replient. La baisse des tarifs est surtout marquée pour les œufs destinés à l’industrie. Il faut dire que la santé des entreprises d’ovoproduits continue à se dégrader, d’où une forte pression sur les prix d’achat pour tenter de limiter les pertes. Car au manque chronique de revalorisation s’ajoutent des ventes plus limitées qu’à l’accoutumée. Difficile toutefois de dire si cette chute des tarifs va se poursuivre. Les stocks d’ovoproduits sont au plus bas dans toutes les structures, les records de prix atteints au premier trimestre n’ayant pas permis aux industriels de prendre de l’avance en produits finis.



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