Je suis abonné(e), je m´identifie

Mémoriser mes codes

Première connexion : comment faire ?Identifiants oubliés ?
Découvrez nos publications



Arrêté fixant les modalités
d’établissement des cotations
pour le marché des gros bovins «entrée abattoir»

Instruction fiscale
sur la TVA à 7 %

Filière abattoir : synthèse des études
et données économiques et
sanitaires disponibles fin 2010

 

Produits appertisés

jeudi 05 novembre 2009

La conserve confirme sa valeur refuge


Après une année 2008 en progression de 5,5 %, les ventes de la conserve augmentent à nouveau de 3,4 % au 1er semestre 2009. En volume, le marché reste stable et dominé par la boîte métal, dont la collective (l’Uppia) cherche à améliorer l’image auprès des jeunes.

L’an prochain, la conserve fêtera son bicentenaire. Deux cents ans plus tard, la boîte métal a supplanté le bocal, avec près de 85 % des volumes, loin devant le verre et l’emballage carton (pourtant annoncé comme révolutionnaire par Bonduelle, il y a quelques années). Depuis mi-2008, elle s’offre même le luxe de voir ses ventes progresser en valeur alors que l’ensemble du marché agroalimentaire souffre. « La conserve reste une valeur refuge », confirme Laurence Silbert, déléguée générale de l’Uppia (Union pour la promotion des industries de l’appertisé), qui regroupe les producteurs de métal, les fabricants d’emballages métal et une trentaine de conserveurs. Le marché de la conserve métal représente un chiffre d’affaires moyen de 4,4 milliards d’euros pour 3 milliards de boîtes produites en France. Après deux années à + 1,9 % (en 2006) et + 2,7 % (en 2007), le marché aurait progressé de 5,5 % en valeur en 2008, à volumes stables, selon des données TNS Worldpanel. Une tendance qui se confirme au premier semestre 2009, avec des ventes en hausse de 3,4 % (- 0,9 % en volume), malgré un premier trimestre en retrait.
Faut-il y voir un effet des messages du Programme national nutrition santé ? Trois secteurs en particulier tirent le marché des boîtes métal : les conserves de poissons (+ 7,6 % en valeur), les conserves de fruits (+ 11,9 %) et les conserves de légumes (+ 3 %). Les desserts (- 5,7 %) et plats cuisinés (- 2,5 %) connaissent plus de difficultés. Des évolutions à observer en fonction du poids relatif de chaque secteur sur le marché. En 2008, les légumes représentaient 37 % des sommes dépensées par les ménages en produits appertisés, devant les plats cuisinés et les poissons (22 % chacun), les fruits (11 %), les viandes (6 %) et les desserts prêts à consommer (2 %).

Déficit d’image auprès des jeunes
Pratiquement tous les Français (99,7 % des foyers) achètent des boîtes de conserves. Mais si « la conserve reste appréciée pour sa praticité et la diversité qu’elle propose, elle souffre d’une mauvaise évaluation sur les dimensions primordiales à savoir le caractère sain, naturel et la dimension de plaisir (goût, appétence) », déplore l’Uppia, se référant aux résultats du baromètre d’image de la conserve 2009. Les plus jeunes consommateurs en particulier ne sont attirés par la conserve que par son caractère économique. « C’est le moment de revoir notre communication », commente Éric Ledermann, président de l’Uppia, au vu de ces résultats. Un million d’euros sera dédié en 2010 à la création et la diffusion d’un spot TV et à un événement grand public à l’occasion des 200 ans de la conserve. « La conserve, un plaisir illimité » devrait être le slogan de la prochaine campagne. Quant à l’événement : « La conserve est une solution d’avenir. On ne veut pas donner à cet anniversaire un caractère commémoratif », souligne Éric Ledermann. L’histoire de l’appertisé sera juste évoquée dans la communication prévue auprès des élèves et enseignants du CP à la 6e dans Mon petit quotidien et Mon quotidien. L’Uppia prévoit de s’adresser aux professionnels de la restauration pour rappeler les avantages de la conserve, en termes de facilité d’usage, de logistique mais également sur le plan environnemental.

Recyclée à 68 %
« La boîte métal est à 100 % recyclable », rappelle Éric Ledermann. 68 % des emballages en acier sont actuellement recyclés en France. Et le Grenelle de l’environnement a fixé l’objectif de 75 % de taux de recyclage d’ici 2012. Un argument de plus en faveur de la boîte en métal.
À deux cents ans, la conserve semble donc avoir encore une longue vie devant elle. À moins que la hausse des cours de l’acier ne vienne raccourcir sa longévité. Début 2009, face à la hausse du coke et du minerai de fer, les fabricants de boîtes ont augmenté leurs prix de 25 %. Un surcoût que les conserveurs ont eu du mal à répercuter auprès de la grande distribution, après les hausses de matières premières en 2008. Les acteurs du marché ne s’attendent pas à de nouvelles hausses pour 2010. Bien que promue par Tetra Pak, la brique carton appertisée devrait donc peu se développer en France. Lancée en France en 2004 par Bonduelle, elle ne pèse que 20 000 tonnes dans les fabrications de l’industriel.
N. M.
;

Imprimer cet articleEnvoyer à un ami