Je suis abonné(e), je m´identifie

Mémoriser mes codes

Première connexion : comment faire ?Identifiants oubliés ?
Découvrez nos publications



Instruction fiscale
sur la TVA à 7 %

Filière abattoir : synthèse des études
et données économiques et
sanitaires disponibles fin 2010

Les prévisions à court terme
des marchés agricoles européens

 

Oléagineux

jeudi 02 septembre 2010

Hausse plus modérée qu’en céréales


Le marché des oléagineux a évolué de façon modérée tout du moins par rapport à celui des céréales depuis la mi-juillet. Globalement le bilan offre-demande est plus équilibré avec des récoltes attendues qui, sauf accident, devraient largement couvrir les besoins en soja.

Malgré une abondante récolte attendue aux États-Unis pour la deuxième année consécutive (prévision du département américain de l’Agriculture du 12-08, révisée à la hausse à 93,4 millions de tonnes), le marché du soja de Chicago n’a que très faiblement reculé depuis la mi-juillet, toujours soutenu par de nouveaux achats chinois en graines US. Sur le marché français, le tourteau de soja reste cher, dépassant 330 euros la tonne en rendu ports sur le rapproché. En termes de perspectives, les premières coupes de soja aux États-Unis sont prometteuses et les semis sont annoncés comme devant être records au Brésil. La tenue de ce complexe soja demeure donc fortement soumise aux appétits chinois en graines. Pour l’huile, c’est davantage le contexte économique global et la tenue des cours du pétrole qui sont susceptibles d’impacter les cours. En tourteaux, les forts besoins européens devraient assurer sur le moyen terme un soutien non négligeable.

Modération des hausses de cours sur le colza

Le marché du colza depuis la mi-juillet a certes évolué à la hausse sur la base de récoltes décevantes en Europe mais aussi sur la mer Noire, mais le bond en avant est loin d’avoir atteint en amplitude celui des céréales. Plusieurs raisons à cela. Le bilan étriqué et donc porteur entre l’offre et la demande était de longue date anticipé par le marché et les cotations avaient déjà intégré ce paramètre. Seconde raison, la valeur du colza est fortement dépendante de sa valorisation dans la filière biodiesel et à ce titre, elle est plus dépendante de son rapport au cours du pétrole qui ne s’est pas, lui, envolé sur les mois d’été. Troisième élément, dans la filière biodiesel les produits d’origine sont partiellement substituables et c’est donc l’ensemble du complexe qui doit être considéré en incluant les ressources soja et palme. Enfin, dernier élément qui aura milité pour une hausse modérée des cours, la récolte de canola au Canada risque de s’avérer moins mauvaise que prévu, ce qui, là encore, plaide pour une certaine modération des cours.

Tension plus forte sur le tournesol

L’analyse globale du marché du tournesol peut aisément se calquer sur celle du colza. Quelques éléments diffèrent cependant, qui ont entrainé une hausse supérieure relativement à celle qui prévaut en colza. L’influence plus forte en premier du maillon alimentaire sur cette filière rend les substitutions plus difficiles. Les récoltes mer Noire ensuite, qui s’avèrent catastrophiques et qui créent un fort appel du marché pour les origines européennes. Ne perdons pas de vue toutefois que la campagne tournesol se joue en deux temps et que l’évolution du marché peut se retourner à partir de janvier avec les premières perspectives de récolte de l’Amérique du Sud.
Paul Varnet

Maïs : marché plus hésitant

Maïs : marché plus hésitant
Mardi 31 août. Le contrat maïs sur Euronext, qui avait clôturé hier en hausse, se stabilisait ce jour dans un contexte commercial plus indécis. Le rapport du CIC du 26 août annonçait un nouveau record de production mondiale à 829 Mt mais certains observateurs sont moins optimistes. Ces incertitudes touchent les cultures françaises victimes de la sécheresse et jugées hétérogènes. Le maïs, comme l’orge, est soumis à la concurrence des blés fourragers sur le marché intérieur et à celle du maïs sud-américain sur le débouché hispanique. Les prix sont soutenus par ceux du blé de qualité standard et se stabilisent entre 194 et 197 euros, Fob Rhin.


Orge : à sa place dans la hiérarchie des prix

Orge : à sa place dans la hiérarchie des prix
Mardi 31 août. On s’attendait plus ou moins à ce que le comité de gestion du 26 août annonce la remise sur le marché des orges d’intervention qui représentent quelque 5 Mt et qui seraient de nature à réduire la pression de la hausse du marché céréalier sur le coût de revient des fabricants d’aliments du bétail. Le comité n’a pas pris de décision, mais entretemps, les cours de l’orge fourragère se sont quelque peu détendus, les fortes disponibilités en blé fourrager, notamment importé, concurrençant les autres céréales fourragères. Or si l’on compare le marché de l’orge fourragère à ce qu’il était il y a un an, l’évolution est très positive, notamment à l’exportation, tandis qu’à 180 € rendu Rouen, les cours sont presque au double de l’an dernier.


Imprimer cet articleEnvoyer à un ami