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jeudi 28 janvier 2010

Brésil : l’excès d’eau après la sécheresse


Après deux ans de sécheresse, les pluies torrentielles du second semestre 2009 se révèlent bénéfiques pour les fermiers du sud du Brésil, mais perturbent les productions de café et de sucre du nord du pays.

La sécheresse qui frappait depuis 2008 le sud du Brésil tout comme l’Argentine avait provoqué durant deux années un report des semis et des récoltes en forte baisse. La seconde moitié de 2009 a rompu avec cette tendance, en raison des pluies torrentielles qui se sont abattues sur le pays. Les fermiers du sud du Brésil en ont tiré profit : grâce à la reconstitution des réserves en eau, ils ont pu semer à temps, selon Business Monitor International (BMI) qui vient de livrer son rapport, « Brazil Agribusiness Report Q1 2010 ».
La société d’analyse des marchés estime que la production de soja devrait connaître une forte croissance en 2010. Elle s’attend également à une hausse de la production de maïs malgré la baisse des superficies qui lui sont consacrées, en raison de la généralisation des semences génétiquement modifiées. En effet, le maïs est la troisième culture OGM a avoir été autorisée au Brésil, après le soja et le coton. Utilisables pour la récolte 2009, ces semences pourraient représenter la moitié des semis, selon le ministère de l’Agriculture brésilien cité dans le rapport. Il estime que la récolte pourrait s’accroître ainsi de 15 à 20 %.
Les rédacteurs considèrent le développement des organismes génétiquements modifiés comme positif car permettant des gains de productivité et un moindre recours aux produits de protection des plantes ; mais ils soulignent également l’importance d’une ségrégation précise des récoltes, afin que le Brésil ne perde pas un marché aussi rémunérateur que celui de l’Union européenne.

La qualité des arabicas compromise
Alors que les fortes pluies étaient appréciées au sud, elles ont causé des dégâts dans les productions agricoles du nord du Brésil, tant en quantité qu’en qualité. Ainsi, les pluies du second semestre ont interrompu le processus de séchage du café. De nombreuses graines sont entrées en fermentation, ce qui dégrade la qualité de l’arôme. Des sources industrielles citées par BMI suggèrent que 30 à 50 % de la récolte d’arabica devront donc être commercialisés dans les catégories de moindre qualité. Dans le secteur sucrier, les pluies ont retardé la récolte : des millions de tonnes de cannes sont laissées dans les champs. Les pluies vont également réduire le contenu en sucre de la récolte. Malgré cela, les analystes espèrent une augmentation notable de la production de sucre, car la proportion de canne utilisée pour la production de sucre est passée de 40 à 45 % en 2009. De nombreux moulins s’étaient en effet tournés vers la production de sucre plutôt que celle d’éthanol, car la seconde n’avait pas bénéficié de la même augmentation de prix que la première. L’arbitrage entre les deux productions devrait donc éviter que le prix de la canne ne s’envole.
Y. B.

Porc : retour au calme

Porc : retour au calme

Sans surprise, l’après-15 janvier a été marqué par un net retour au calme du commerce de la viande. La fin des promotions, les soldes et l’approche de la fin de mois ne sont jamais propices à la consommation. Le ralentissement de la demande a surtout touché la longe. Épaule, poitrine et jambon étaient également concernés, mais dans une moindre mesure. Pour ces pièces, les besoins étaient moins soutenus mais un petit flux de vente restait d’actualité. Habitués à cette accalmie, abattoirs et grossistes ont limité leurs offres et maintenu leurs prix de vente. Une tendance qui ne devrait plus tarder à prendre fin, les détaillants se réapprovisionnant avant le début du mois.



Ovins : des cours à la baisse

Ovins : des cours à la baisse

Il y a deux semaines, le prix moyen pondéré des agneaux a atteint un sommet jamais égalé en 4 ans. C’est dire si les marchés étaient tendus du fait du peu de disponibilités, alors même que janvier n’est pas le meilleur mois pour la demande. Mais la tendance s’inverse cette semaine, car les laitons de la nouvelle saison commencent à être commercialisés. Les cours ont déjà baissé dans le Sud, avec les apports dans la région de Roquefort. Par ailleurs, les professionnels restent incertains quant à la qualité et la quantité des volumes qui seront importés en 2010. Les productions britanniques et irlandaises semblent en repli, et si le cheptel océanien recule, on s’attend à un statu quo des importations.



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