Je suis abonné(e), je m´identifie

Mémoriser mes codes

Première connexion : comment faire ?Identifiants oubliés ?
Découvrez nos publications



Instruction fiscale
sur la TVA à 7 %

Filière abattoir : synthèse des études
et données économiques et
sanitaires disponibles fin 2010

Les prévisions à court terme
des marchés agricoles européens

 

Poule de réforme

jeudi 21 janvier 2010

2012 : un tournant à anticiper


Coproduits peu valorisés de la production d’œufs et de poulets, les poules de réforme retrouvent une place dans les linéaires pendant l’hiver. Mais leurs débouchés principaux restent l’industrie agroalimentaire et l’exportation.

Le rêve d’Henry IV — que, chaque dimanche, les Français puissent déguster une poule au pot — a fait long feu. Ces plats mijotés tombent un peu en désuétude, et même si en hiver, la demande des ménages se redresse, la consommation intérieure ne pourrait jamais absorber toutes les réformes, estimées à 48 767 tonnes d’après Agreste. Les carcasses partent donc vers l’industrie agroalimentaire (bouillons, consommés de volailles, plats cuisinés) et à l’export. Traditionellement, le partenaire commercial principal est l’Afrique de l’Ouest, mais on a pu noter un ralentissement récent des expéditions. La crise a pénalisé le commerce international, et la consommation intérieure de ces pays peine à reprendre, alors même que leurs stocks seraient considérables. De plus, la concurrence des autres pays européens sur ce marché n’est pas négligeable. Alors que certains opérateurs africains et des organisations politiques dénoncent les conséquences de ces exportations à bas prix (distorsion de concurrence ayant mené à la disparition de la filière locale et risques sanitaires dus aux ruptures de la chaîne du froid), quelques professionnels français s’inquiétent pour l’avenir de ce débouché. Pourtant l’existence d’un marché extérieur tout au long de l’année est primordiale au vu de la saisonnalité de la demande française.
Les cours des poules de réforme subissent en effet de fortes variations saisonnières. Si la moyenne du prix de la poule de batterie bretonne — région la plus productrice d’œufs — est de 138 euros la tonne en 2009, les cours s’élèvent en réalité à 105 euros la tonne l’été contre 170 l’hiver. Ces variations sont encore plus marquées pour les poules de reproduction : 150 euros la tonne en été contre 725 en hiver.

Quels seront les impacts de la réforme de 2012 ?
En 2012, l’échéance donnée par la directive européenne de 1999 visant à interdire les cages (81,3 % des poules y étaient élevées en 2008) sera atteinte.
Les mises en place de poules suivent une tendance de fond orientée à la baisse : depuis 1999, les abattages ont chuté de près de 13 %. En 2009 et 2010 les prévisions étaient réorientées à la hausse. Cependant, par la suite le nombre de poules dépendra du choix du futur mode d’élevage par les producteurs. Quatre orientations sont possibles, selon les exigences environnementales, de sécurité sanitaire ou de prix des consommateurs : les volières, l’élevage au sol, en plein air ou biologique. Il est de plus probable que les éleveurs tenteront de se tourner vers des poules à plus long cycle de ponte. Tout concourrerait donc vers un tassement de l’offre. Mais par ailleurs, des études menées actuellement par l’Itavi pressentent que le mode d’élevage pourrait avoir un effet sur les caractéristiques de la viande. Ce sera donc peut-être pour les abattoirs et les professionnels l’occasion de trouver d’autres débouchés sur le marché intérieur, permettant une meilleure valorisation des poules.
Virginie Pinson

Porc : l’amont s’est mis à jour

Porc : l’amont s’est mis à jour

La fluidité a fait son retour la semaine dernière sur le marché français. L’amont a résorbé en quelques jours ses retards d’enlèvements liés aux fériés de 2009 puis aux récentes intempéries. Selon le Marché du porc breton, l’élevage a terminé la deuxième semaine de l’année sur une mise à jour de son offre, comme le prouve la baisse de près de 500 g du poids moyen des carcasses et la stabilité des cours à Plérin. Reste qu’un ralentissement de l’activité est souvent de mise sur la deuxième partie de janvier. Les abattoirs seront ponctuellement plus prudents dans leurs achats, mais devront a priori faire face à des offres en repli. Un contexte propice à une reconduction des tarifs.



Œufs : baisse marquée des cours

Œufs : baisse marquée des cours

Début janvier n’est jamais une période favorable à l’amont de la filière. La consommation d’œufs calibrés ralentit et la demande industrielle ne reprend que peu à peu, alors que les offres sont larges suite aux retards d’enlèvements accumulés pendant les fêtes. Cette année, la météo a aussi pesé sur le commerce. La neige, présente dans les principaux bassins de production, a perturbé les échanges et conduit à une accumulation de l’offre dans les élevages. Offres qu’il a fallu dès la fin de la semaine 2 écouler au plus vite, moyennant des concessions tarifaires significatives. Ainsi, la TNO des œufs destinés à l’industrie a perdu 7 centimes pour s’installer à 0,90 euros/kg et la TNO de l’œuf calibré s’est repliée de 75 centimes, à 7,34 euros pour 100 œufs.



Imprimer cet articleEnvoyer à un ami