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Arrêté du 19 avril 2012 relatif
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Entreprise

jeudi 10 juin 2010

Jean Martin : la cuisine provençale à la portée du plus grand nombre


Entreprise familiale basée à Maussane-les-Alpilles dans le pays d’Arles depuis 1920, Jean Martin, spécialiste des plats cuisinés provençaux, mène depuis plusieurs années une politique de développement. Elle s’est traduite par l‘inauguration de son nouveau site de production le 21 mai dernier à Tarascon.

Une vrai révolution. Le nouveau site de Jean Martin regroupe désormais les activités de production, de conditionnement (auparavant sous-traitées), de logistique et de R & D sur 4 800 m2 de bâtiments et 28 800 m2 de terrains attenants. Ce nouvel outil, qui a nécessité un investissement de 5,5 M€, doit permettre à ses dirigeants Bernard (PDG) et Jean Louis Martin (DG, petits-fils du fondateur), de doubler leur capacité de production, passant de 2,5 à 5,5 millions de bocaux par an. « Il ne nous était pas possible d’augmenter la superficie de l’usine de Maussane, explique Bernard Martin. Étant implantés au cœur du parc des Alpilles, nous nous sommes heurtés à des questions environnementales comme à des questions de logistique en raison de la législation sur la circulation des camions. C’est la raison pour laquelle nous avons cherché une zone à bâtir dans un secteur proche de Maussane, d’où le choix de la zone artisanale du Roubian à Tarascon, en plein développement. Néanmoins, nous restons très attachés à Maussane où la société conservera son siège social et l’ancienne usine dédiée au confisage des olives. »

Une production « durable »
Cette usine, Bernard et Jean-Louis Martin l’ont voulue « ergonomique – les employés ont été consultés pour une rentabilité maximale de l’espace et du travail – performante, écologique, inscrite dans un projet de développement durable et rentable au bout d’un an. » L’accent a été mis sur la réduction de la consommation d’eau, de ses déchets, des émissions des effluents et l’amélioration de la performance énergétique ; 47 références vont être produites (dont 7 pour la RHD) au rythme de 6 000 unités/heure en maintenant un niveau de qualité optimal. Ce qui sera rendu possible grâce à l’automatisation de différentes tâches de production (notamment les plus pénibles) afin de libérer du personnel sur davantage de contrôles qualité tout au long de la chaîne. L’augmentation de la superficie va également faciliter le stockage des matières premières, qui donne la possibilité de travailler en 2 x 8. Cette même superficie autorise également l’installation de nouveaux matériels afin d’accroître la production. Une augmentation qui sera aussi favorisée par l’intégration du conditionnement, grâce à la robotisation de la fabrication des colis et de leur palettisage. Dans le cadre du développement durable, Jean Martin a obtenu une quintuple certification : SE, ISO 9001, OHSAS 1801, IFS et AB. Ce qui somme toute est assez rare pour une PME qui emploie 40 personnes.
Produire c’est bien, mais vendre c’est mieux. Aussi Jean Martin suit-il plusieurs pistes. La première est celle de l’approvisionnement local. Certains produits sont contractualisés comme l’aubergine ou les poivrons. « Il n’est pas possible, explique Bernard Martin, en raison des conditions climatiques, de rêver que tous les produits locaux soient produits aux environs de Tarascon. Mais avec le Vaucluse et le Gard, nous parvenons à obtenir 80 % de nos besoins pour certaines espèces. Ce n’est pas toujours facile en dépit de nos engagements sur des volumes et des prix. En revanche, la proximité immédiate de tomates Provence est une grande chance, pour nous comme pour de nombreux industriels de l’agroalimentaire local qui vont pouvoir exploiter le slogan « Produit en Provence ». Notre objectif est de garantir un approvisionnement, sinon local, tout au moins régional. » Ce qui lui permet d’annoncer un nouveau slogan qui figurera sur les emballages, « Créé et cuisiné en Provence », afin de « montrer l’authenticité de la marque ».
Pour accentuer cet engagement, Jean Martin s’est lancé dans la production d’olives. En partenariat avec Jean-Benoît Hugues du moulin de Castellas, 20 0000 pieds d’oliviers ont été plantés dans la plaine de la Crau, faisant de ce domaine la plus grande oliveraie bio de France. La récolte servira à la fois à subvenir aux besoins du moulin de Castellas et à ceux de Jean Martin. 80 % du chiffre d’affaires de l’entreprise est assuré en grande distribution (avec possibilité d’introduire des marques de distributeurs sur des produits de niche) avec comme produits phares la riste d’Aubergine (350 000 unités vendues en 2009), le caviar d’aubergine (200 000) et le taboulé « L’original » (200 000). Néanmoins, la Région Paca représente 55 % du chiffre d’affaires, ce qui constitue donc « une clientèle captive ». Plusieurs pistes sont envisageables. Au niveau local, démultiplier le principe de la boutique Jean Martin de Maussane (5 % du chiffre d’affaires, dont une parte via Internet). « Dupliquer les magasins en Provence, pourquoi pas, si nous trouvons quelques lieux qui s’y prêtent. »

Pérenniser les courants commerciaux à l’export
Afin d’élargir la zone de chalandise, l’entreprise a engagé un directeur national des ventes. La RHD dispose de marges de progrès (10 % du chiffre d’affaires), mais c’est l’export que Bernard Martin vise prioritairement. « Nous exportons en Europe mais également au Japon, à Singapour et aux États-Unis. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de dynamique transversal, par exemple une marque ombrelle pour offrir un panel de spécialités provençales vaste et de qualité. Tout le monde va à l’export en ordre dispersé. Nous travaillons la question au sein du Prides (pôle régional de l’innovation et du développement économique) « Arts de vivre en Provence ». Personnellement, pour notre société, nous ne souhaitons pas nous éparpiller mais pérenniser nos courants commerciaux à cinq ou dix ans dans certaines régions du monde. » La construction de cette nouvelle unité qui donne « le cap pour 2020 est un virage important pour la famille, devait conclure Jean Louis Martin. Néanmoins, nous resterons fidèles à nos fondamentaux : des spécialités garanties sans additifs alimentaires, sans colorants ni allergènes majeurs ni conservateurs, sans OGM, tracés en totalité et produits localement. »
Catherine Brunner
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Inspiration provençale

Précurseur du taboulé en conserve, qui a fait découvrir Jean Martin il y a trente ans, le spécialiste des plats cuisinés provençaux poursuit dans la même voie en lançant le « taboulé de la mer ». C’est la recette de base enrichie de calamars et de safran. Produit prêt à l'emploi, il suffit de mélanger le sachet de semoule et le bocal de sauce, qui accompagne tous les plats à base de produits de la mer. Il succède au taboulé de quinoa lancé l’an dernier. L’autre nouveauté de la saison sera le pain de courgette et sa sauce tomate à la provençale, à consommer chaud ou froid. Il rejoint la gamme de pains de poivrons, aubergine et artichaut. À noter également, Jean Martin a réactivé la marque « La Maussanaise », dédiée à l’origine à la commercialisation des olives cassées, qui propose des recettes à l’ancienne comme les pommes (AB) et les légumes grillés au four, les légumes couscous ou encore la ratatouille au miel. L’entreprise a également édité un nouveau recueil de recettes intitulé Petit guide d’inspiration provençale.



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