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Boissons

jeudi 02 septembre 2010

LSDH investit pour pallier ses points faibles


Avec l’acquisition récente de deux nouvelles activités, la Laiterie de Saint-Denis de l’Hôtel veut se mettre en ordre de marche pour 2011 d’un point de vue industriel, logistique et managérial.

Emmanuel Vasseneix, PDG de la Laiterie de Saint-Denis de l’Hôtel, voit son entreprise comme une fédération de PME. Avec les rachats successifs de l’activité MDD d’Eckes-Granini à Sarre-Union (devenue les Jus de Fruits d’Alsace) en 2008 et de L’Abeille à Cholet (spécialisée dans les soft drinks et numéro un français de la limonade) en 2009, la Laiterie de Saint-Denis de l’Hôtel affiche ses ambitions de devenir « un partenaire incontournable dans le domaine des liquides alimentaires au niveau européen ». Historiquement basée à Saint-Denis-de-l'Hôtel (Loiret), l’entreprise possède désormais quatre sites industriels, avec Varennes-sur-Fouzon (Indre), Cholet (Maine-et-Loire) et Sarre-Union (Bas-Rhin).

Investissement de 10 M€ pour L’Abeille

« Nous voulons sortir de la crise avec quatre outils en parfait état, une organisation structurée et une stratégie à long terme pour être prêts à aborder de nouveaux défis », explique Emmanuel Vasseneix. Pour y parvenir, l’entreprise veut travailler sur ses points faibles tant d’un point de vue industriel, logistique que managérial.
Après avoir investi trente millions d’euros à Varennes pour refondre entièrement son site industriel dédié aux briques de carton et aux bouteilles plastique pour le lait et les jus de fruits, Emmanuel Vasseneix a décidé de doter le site de L’Abeille, installé à Cholet, de capacités supplémentaires. Dix millions d’euros vont y être investis pour atteindre une production de 200 millions de bouteilles fin 2011, contre 150 millions actuellement. Il projette également de monter un site de « soft-drinks » (boissons non alcoolisées) en Alsace qui serait géré par L’Abeille mais installé au sein de l’usine de Sarre-Union. « L’entreprise L’Abeille est très bien située dans l’Ouest, mais nous voulons mettre la production près des lieux de consommation », précise le PDG. Au niveau logistique, LSDH souhaite se doter de capacités de stockage supplémentaires, sur chacun des sites. Le chantier a débuté avec l’usine de Saint-Denis-de-l’Hôtel, qui s’est vu doter d’un nouvel entrepôt de 10 000 places palettes supplémentaires, pour atteindre 25 000. Les sites de Sarre-Union, de Varennes et de Cholet suivent. « Augmenter notre capacité de stockage permet d’améliorer le service rendu à nos clients et d’éviter le coût de l’externalisation », souligne Emmanuel Vasseneix.

Un nouveau site dans le Sud

L’idée de construire une nouvelle base logistique dans le Sud émerge également dans l’esprit du PDG, pour lui permettre d’y renforcer sa présence et de faciliter les liens commerciaux avec l’Espagne. Emmanuel Vasseneix voudrait, en effet, monter des filières à l’étranger, notamment d’orange en Espagne. Acheteur important d’oranges, LSDH considère qu’il dépend trop du Brésil. « Nous achetons 120 millions de litres de jus d’orange par an, dont 80 au Brésil. Nous souhaitons rééquilibrer cette part pour atteindre 30 à 45 millions en provenance d’Espagne, contre 25 millions actuellement », indique-t-il. L’objectif reste d’augmenter ses ventes réalisées grâce à l’export, qui ne représentent à l’heure actuelle que 6 % de son chiffre d’affaires. Outre les fruits, LSDH met en place des filières dans le lait et le soja. Collectant environ 200 millions de litres de lait dans la région Centre, LSDH s’est associé dès le début de l’opération avec Orlait pour commercialiser le « Lait d’ici ». La société souhaite réaliser dans un avenir proche une opération similaire en commercialisant un lait estampillé « Lait du Val de Centre ». D’un point de vue managérial, LSDH compte renforcer ses équipes en supply-chain, logistique et fonctions techniques. Même si, pour le moment, LSDH ne gère aucune marque, l’entreprise a également recruté un responsable marketing. La marque Cidou pourrait être acquise prochainement. « Les cadres du site de Sarre-Union (impliqués dans le capital de LSDH, NDLR) réfléchissent à reprendre cette marque, qui a une vraie notoriété régionale », explique Emmanuel Vasseneix. Lors de la fermeture du site, LSDH avait seulement repris le matériel industriel de Cidou. Parmi ses dernières innovations, la société a mis au point le premier emballage PET pour le lait, « une première mondiale », qui est commercialisé depuis septembre 2008 sous les marques Carrefour et Système U. Gérant 1 850 références logistiques, LSDH a vendu 827 millions d’emballages en 2009, pour un chiffre d’affaires de 401 millions d’euros (480 millions prévus en 2010).
A.-S. L.

LSDH garde une stratégie agressive d’investissement

LSDH garde une stratégie agressive d’investissement
Se considérant comme la plus petite des grandes entreprises et la plus grande des petites, LSDH mise sur la qualité, donc la valeur ajoutée. L’innovation reste au cœur de sa stratégie. 150 nouveaux produits sont en moyenne mis en route annuellement, nécessitant d’importants investissements industriels et en recherche et développement. Ce service de 25 salariés absorbe un budget de 6 M€ (hors coûts de personnel).


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